Ville de Genlis

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C’est en février et mars 1960 que Monsieur André Patouillet, Maire de Genlis, demande conseil au directeur de la Caisse Régionale de Sécurité Sociale et à la directrice de la Population pour savoir comment réaliser une maison de retraite ou un hospice de vieillards.

Il expose son idée au Conseil en mars 1960.

Il écrit aux maires du Canton pour obtenir leur avis. Il rassure le maire de Longchamp qui apparemment craignait de voir se réaliser un hospice.

Cette préoccupation du devenir des personnes âgées est d’actualité au cours de ces années là et on recherche d’autres solutions que l’hospice comme le montre l’article du Figaro du 21 août 1961.

Il faut attendre 1966 pour qu’un avant projet de « Maison de Retraite » pour personnes âgées voit le jour.

Mais pour réaliser cet équipement, il faut un terrain. Le château de Genlis étant à vendre, le Conseil propose de l’acquérir à l’amiable. Le prix déterminé par le service des domaines (procédure obligatoire pour une commune qui ne peut que proposer ce prix) est jugé trop faible par le propriétaire. La commune lance donc une procédure d’expropriation.

De nouvelles élections municipales ont lieu en mars 1971. Le nouveau Conseil avec Monsieur ORSSAUD comme maire poursuit ce dossier qui évolue. L’entreprise OREGA est obligée d’aller chercher par bus tous les jours plus de 400 jeunes femmes. Cette entreprise serait donc intéressée par un foyer de jeunes travailleurs d’où l’idée de jumeler Maison de Retraite et foyer de jeunes travailleurs : le restaurant pouvant être commun cela représenterait une économie. Mais au cours de la réunion du 28 mai 1971 (document 8) il apparaît pour plusieurs raisons, que ce projet ne pourra pas être réalisé et pour la première fois on évoque un LOGEMENT – FOYER (conclusion p. 3 du document 8) mais toujours avec un foyer de jeunes travailleurs, idée abandonnée très rapidement car il s’est avéré que le bassin d’emplois de la région de Genlis n’était pas suffisant pour alimenter un tel foyer. Par contre l’idée de jumeler le Logement Foyer de Genlis avec la maison de retraite de Mirebeau subsiste. Si cette proposition n’est pas clairement exprimée dans les documents joints, c’est bien ce qui était envisagé à l’époque. Le logement foyer ne devant recevoir que des personnes valides et autonomes, il était prévu de les envoyer à Mirebeau lorsque leur état de santé ne leur permettrait plus de rester au logement foyer. Il faut noter que dans la pratique cette éventualité n’a jamais pu être formalisée.

La décision est rapidement prise par le Conseil Municipal de créer un Logement Foyer. Mais ce n’est pas si simple. Il faut étayer le dossier :

- le terrain est maintenant acquis,

- une enquête est adressée à toutes les personnes de plus de 65 ans du canton de Genlis :

  • 500 questionnaires envoyés,
  • 164 réponses,
  • 130 sont intéressés dont 26 couples,
  • 76 souhaitent apporter leurs meubles,
  • 31 souhaitent un appartement meublé et 17 en partie,
  • 50 prendraient tous leurs repas,
  • 29 prendraient le repas le midi,
  • 31 prendraient les repas midi et soir,

- un compte rendu est donné du Conseil Municipal.

Mais le projet de Genlis n’est pas retenu en 1973 ce qui crée un mouvement de protestations .

Cependant les informations auprès de la population se poursuivent.

Enfin en 1975 le Logement Foyer de Genlis est inscrit au programme.

Une nouvelle enquête est réalisée afin de mieux connaître les personnes réellement intéressées à venir au Logement Foyer dès son ouverture. 28 personnes souhaitent entrer immédiatement. On verra en réalité que 7 seulement d’entre elles seront présentes au démarrage.

Le projet d’une maison de retraite étant abandonné, les plans dressés dès 1966 ne sont donc plus d’actualité. Le hasard veut que le Maire de l’époque, Monsieur ORSSAUD, découvre un projet original qui change des traditionnels couloirs tout droits avec les chambres de part et d’autre. Le bâtiment se présente sous forme de 4 petites tours et chaque logement ressemble à une « part de tarte ».

Présenté au Conseil ce projet est accepté à l’unanimité.

Deux décisions importantes doivent être prises.

1 – Qui va construire le bâtiment ? Ce sera l’office départemental d’HLM.

2 – Qui va gérer l’établissement ? Ce sera l’Union Départementale des Sociétés Mutualistes de Côte d’Or.

Les travaux vont pouvoir débuter. Le premier rendez-vous de chantier a lieu le 13 janvier 1976 à 10 h 30.

Le projet est présenté à la population dans le bulletin municipal n° 8 de l’été 1976.

Le Logement Foyer ouvrira en 1977 et soit l’UDM soit les Directeurs (ou Directrices) qui se sont succédés pourraient continuer cette « histoire ».