Ville de Genlis

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Historique du Château de Genlis

Le château de Genlis est visible depuis la route départementale.

Depuis sa construction - de 1680 à 1682 pour le rez-de-chaussée sous Nicolas Valon, puis vers 1742 pour le premier étage sous Richard Fyot de Mimeure - il a subi quelques modifications.

En effet, aujourd’hui, il nous apparaît sous un autre aspect : il a perdu sa grande grille d’entrée et la cour a été transformée en parking où le bitume remplace les jardins et les massifs fleuris.

Ces modifications ont été apportées depuis que la commune en est propriétaire, c’est-à-dire depuis 1970. Les salles du château ont alors été transformées pour pouvoir servir aux différentes associations de la ville.

Le parc arboré situé derrière a aussi été morcelé : une partie a servi à la construction de pavillons et une autre a permis de construire le Foyer Logement pour personnes âgées, en 1976.

La seule partie qui reste intacte est le parc actuel qui est bordé par la Norge.

Les dépendances principales du château ont également été transformées : l’une sert de salle de sport (lutte) et l’autre abrite un hôpital de jour géré par celui de la Chartreuse depuis 1994.

Le château de Genlis est resté dans la même famille plus de 350 ans.

A l'époque de la seconde Guerre mondiale amorce le déclin du château. En effet, les Allemands qui l’occupèrent saccagèrent l’intérieur : des boiseries furent arrachées et brûlées, le mobilier pillé, des documents précieux disparaissent (les copies du Marquis de Mimeure corrigées par Bossuet et la correspondance entre Jacques-Louis Valon et Talleyrand).

Enfin, la construction de cabinets de toilettes dans le salon achève l’œuvre de ces occupants.

Á la fin de cette guerre,l le château est dans un tel état de délabrement qu’il ne sera pas  restaurer. La propriété est alors vendue. 

La commune de Genlis devient propriétaire en 1970. Le château prend alors l’allure et les fonctions que l’on connaît aujourd’hui. 

Mais ce dernier fait marquant de l’histoire du château de Genlis connaît aussi toute une histoire. Dans les archives relevant de la procédure d’expropriation, nous apprenons différents éléments sur le château .

Tout commence alors avec la parution de l’annonce de la vente de la propriété du château de Genlis dans le Dimanche Magazine du 21 janvier 1962. Ainsi apprend-t-on par voie de presse qu’a lieu une « vente sur saisie immobilière au plus offrant et dernier enchérisseur d’une propriété sise à Genlis, Côte d’Or, rue d’Auxonne, comprenant plusieurs corps de bâtiment, cour, parc et jardin potager ».

Quelques années plus tard, en 1967, le 12 avril plus exactement, un certificat relatif à la déclaration d’utilité public de cette vente est établi. Il y est donc écrit que « le maire de la commune de Genlis certifie que l’arrêté préfectoral du 11 janvier 1967 relatif à la déclaration d’utilité publique pour l’acquisition de terrains bâtis et non bâtis nécessaire à la création d’une maison de retraite, a été publiée dans l’agglomération le 16 janvier 1967 à son de tambour, et affiché à la même date au placard municipal ».

La propriété s’étend sur 19 462 mètres carrés.Le château se situe alors à environ 70 mètres de la route. Il est bon état. Il mesure 25 mètres de long sur 11.50 mètres de large.

Il possède deux étages avec un toit à la Mansard couvert de tuiles plates et d’ardoises. Il comprend au rez-de-chaussée deux grandes pièces, une salle à manger, une petite cuisine, un petit logement de trois pièces et une petite cave cimentée au dessous. Le premier étage possède deux appartements, à plafond haut, en bon état notamment le plancher et les peintures. Le premier appartement comprend deux chambres, une salle à manger, une salle de bain équipée, une cuisine et des WC.

L’autre logement est doté de trois pièces, d’une cuisine et de WC. Au deuxième étage il y a un carrelage ancien en bon état. Il comprend aussi deux appartements : l’un de trois pièces avec une cuisine et l’autre de quatre pièces. Les étages sont desservi par un escalier en pierre avec une rampe en fer forgé jusqu’au premier étage, il est ensuite en carrelage avec le nez de marche en bois avec une rampe en bois jusqu’au deuxième étage puis au grenier. Ces détails sur l’escalier, et la différence dans sa confection, permettent de bien voir les deux phases de construction du château.

Les communs sont composés de deux bâtiments encadrant la cour d’honneur. Ils possèdent un rez-de-chaussée avec un grenier aux fenêtres mansardées. Leur état extérieur est convenable notamment les toitures qui ont été refaites au cours des quinze dernières années. Le bâtiment de droite mesure 33 mètres de long sur 9.50 mètres de large. Les pièces du rez-de-chaussée sont vétustes ainsi que les pièces mansardées du grenier. Á l’extrémité nord de ce bâtiment il y a deux logements de quatre pièces : l’un au rez-de-chaussée, l’autre à l’étage ayant un accès par un petit escalier extérieur en bois. Quant au bâtiment de gauche, il mesure 27 mètres de long sur 9 mètres de large. Il comprend un garage et des remises au rez-de-chaussée. Le plancher du grenier est en bon état. Le château possédait aussi d’autres annexes mais dans un piteux état : un poulailler de 125 mètres carrés environ établi dans une ancienne maison de jardinier, un clapier de 18 mètres carrés et une bergerie.

Le parc était arboré de manière différente en fonction de sa situation. En effet, en façade il était planté de sapins bleus, de thuyas et d’ifs. Á l’arrière, il était orné de tilleuls, de platanes et de peupliers. La propriété était limitée, en bordure de route, par un mur bas en pierre de 47 mètres de long environ. Elle était fermée par un grand portail double en fer forgé. 

Le château va connaître différentes phases d’aménagement et de rénovation. Il y a même eu le projet d’en faire une nouvelle mairie.

En 1976, la commune fait construire le Foyer Logement sur une partie du parc. L’aménagement de la cour du château en parking a lieu en 1978.

La salle de lutte, ou salle Didier Tosetto, ouvre ses portes en 1979, dans l’une des dépendances du château. Puis c’est au tour de la deuxième dépendance : les travaux de l’hôpital de jour y débute en 1993 pour être en service l’année suivante.

En 1996 et 1998, toutes les huisseries du château sont refaites : on passe du bois au nouveau matériau, le plastique !

Il ne faut pas oublier non plus les travaux de réfection de la toiture et un ravalement de façade complet pour donner au château la belle allure qu’on lui connaît aujourd’hui.